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L'espèce du mois

Le Verdier d'Europe

Avec sa tenue de camouflage jaune-vert, il n’est pas facile à distinguer, prêtez plutôt l’oreille ...

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L’animal semble blessé, malade ou gravement affaibli

1 - Vérification

Il convient de vous assurer que l’animal soit bien en danger afin d’agir correctement pour son bien. Voici quelques indices qui ne trompent pas :

  • Un animal blessé présente des saignements, des plaies, une boiterie, une aile qui pend…
  • © faune alfort

    www.chemindesjours.com © Carole Chollet

  • Un animal malade présente des boutons, des croutes étranges, des yeux infectés, des difficultés à tenir sa tête droite, des difficultés respiratoires…
  • www.ornithomedia.com © Marc Fasol

    www.ornithomedia.com © Marc Wilb

  • Un animal gravement affaibli reste couché sur le flanc, les yeux mi-clos et réagit peu ou pas à vos déplacements à proximité, il peut aussi avoir des mouches qui lui tournent autour…

N.B : Entre Mars et Septembre, un oiseau ne présentant aucun signe de détresse (blessures, maladies) mais qui ne vole pas est très probablement un juvénile ! Dans ce cas, cliquez ici.


Si après vérification, l’animal ne semble pas dans cette situation, n’hésitez pas à consulter les autres situations (notamment jeune et abandonné par ses parents ou Autres situations). Vous pouvez également envoyer une photo par e-mail à la LPO : ile-de-France@lpo.fr ou téléphoner sur notre ligne FSED: 01 53 58 58 35

2 - Prise en charge

Un animal blessé, malade ou gravement affaibli doit être acheminé en centre de sauvegarde pour la faune sauvage. Cliquez sur le lien pour voir la liste des centres existants et leurs coordonnées. La LPO Île-de-France n’est pas centre de sauvegarde, il est donc inutile d’y acheminer un animal.

Assurez votre sécurité :
Mammifère :
  • Mammifère de taille moyenne à grande (renard, sanglier, cervidés…) : Demandez de l’aide aux agents compétents (pompiers, Office Français de la Biodiversité, mairie…).
  • Petits mammifères : Utilisez systématiquement des gants épais (gants de jardinage, gants en cuire…) ou un tissus pour attraper un mammifère afin d’éviter tout risque de contamination et de blessures (le risque de zoonose est réelle entre mammifères - dont nous faisons partis + Les mammifères ont des dents et des griffes qui peuvent vous infliger des blessures douloureuses).
oiseau :
  • Petits oiseaux (moineaux, mésanges, martinets, hirondelles…) + Colombidés (pigeons, tourterelles…) : Vous n’avez rien à craindre. Si possible, munissez vous de gants ou d’un tissus pour attraper l’oiseau en lui plaquant les ailes sur le corps.
  • Corvidés (Pie bavarde, Corneille noire, Corbeaux, Geai des chênes…) + Goélands : Méfiez vous du bec qui peut être puissant. Aidez vous d’un linge, plaquez les ailes sur le corps et n’approchez pas le bec de votre visage.
  • Rapaces (faucons, buses, chouettes…): Méfiez-vous essentiellement des serres (griffes aux pattes de l’oiseaux), munissez vous de gants épais (gants de jardinage, en cuire…).
  • Echassiers (hérons, cigognes…) : Leur bec est dangereux, prévu pour leur technique de pêche (harponnage) et possédant une puissante détente du cou, il est impératif de se saisir du bec en premier. Ensuite l’oiseau pourra être manipulé si possible par une deuxième personne ou à défaut sous l’autre bras la main maintenant pliées les pattes.
  • Oiseaux n’ayant pas de narine externe (Grand Cormoran) : L’ouverture des narines se trouvent à l’intérieur du bec, il ne font donc pas leur maintenir le bec fermé plus d’une minute.

3 – Transport de l'animal

Pour le transport de l’animal, placez le dans un carton ou une boîte de transport (sans barreaux pour éviter que l’animal s’y coince) adapté(e) à sa taille avec des trous pour les aérations (attention pour les animaux de petites tailles à ne pas avoir de trous trop gros dans lesquels ils pourraient se coincer ou s’échapper). Si possible, tapisser le fond du carton avec du papier journal pour que les déjections puissent y être absorbées,

Le fait de ne pas voir en dehors du carton permet de réduire le stress de l’animal et de limiter ainsi le risque d’aggravation de son état (création ou amplification de blessures mais aussi risque de crise cardiaque).

© LPO PACA

© LPO PACA

© LPO PACA

N.B : La détention d’un animal sauvage est interdite en dehors des centres de sauvegarde (« Que dit la loi ») et en nourrissant vous-même l’animal vous risquez d’aggraver son état et de compliquer son relâché dans la nature (imprégnation). Trop nombreux sont les cas où une prise en charge plus rapide aurait éviter bien des ennuis de santé et des souffrances à l’animal.


MALHEUREUSEMENT IL N’Y A PAS D’EQUIVALENT DU SAMU POUR LA FAUNE SAUVAGE, C’EST DONC AU DECOUVREUR DE L’ANIMAL DE REALISER SONT TRANSPORT JUSQU’EN CENTRE DE SAUVEGARDE.

4 – Complément d’informations

LES GESTES A FAIRE

  • Vérifier que l’animal est bien en situation de détresse – Attention : Entre Mars et Septembre : Un oiseau non blessé qui ne vole pas peut être un juvénile : « Distinguer s’il s’agit d’un très jeune, d’un juvénile ou d’un adulte »
  • Se protéger (gants, éventuellement longues manches) avant de manipuler un animal
  • Préparer un carton adapté à la taille de l’animal (LIEN redirigeant vers le paragraphe plus haut)
  • Préparer un linge que vous mettrez sur la tête de l’animal pour l’attraper et lui éviter tout stress
  • Capturez l’animal avec prudence et le déposer dans le carton en retirant le linge qui a servi à l’attraper (LIEN redirigeant vers le paragraphe plus haut)
  • Isolez l’animal dans une pièce au calme
  • Déposez l’animal en centre de sauvegarde (si blessures, plaies, trace de sang, maladies …) OU laisser l’animal 1 à 2h au calme (si affaiblie du à un choc contre une vitre) avant de vérifier son état

LES GESTES A NE PAS FAIRE

  • Ne pas se précipiter ni paniquer face à un animal en détresse
  • Ne pas crier, courir, chahuter autour de l’animal – Risque de crise cardiaque
  • Ne pas caresser l’animal ni lui parler - Risque de crise cardiaque
  • Ne pas scotcher les ailes, le bec ou les pattes de l’animal
  • Ne pas mettre l’animal dans une cage avec des barreaux
  • Ne pas s’improviser soigneur et ne pas donner de médicament à l’animal
  • Ne pas donner à boire ni à manger à l’animal ( « Prévenir les risques de détresse » )
  • Ne pas garder l’animal chez soi (« Que dit la loi »). Cela est interdit par la loi et pourrait lui infliger un stress important et des complications