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Saisir vos observations
L'espèce du mois

Le Verdier d'Europe

Avec sa tenue de camouflage jaune-vert, il n’est pas facile à distinguer, prêtez plutôt l’oreille ...

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L’animal semble jeune et abandonné par ses parents

ATTENTION : UN JEUNE ANIMAL AU SOL N’A PAS NECESSAIREMENT BESOIN DE VOTRE AIDE. Nous sommes certains que vos intentions sont les meilleures mais votre intervention pourrait faire plus de mal que de bien. Aussi, avant d’intervenir observez bien la situation !

Si le jeune animal est blessé, cliquez ici autrement suivez les consignes ci-dessous.

N. B : Un jeune oiseau qui ne vole pas n’est pas nécessairement blessé comme vous le verrez ci-après.

1 – Distinguer s’il s’agit d’un très jeune, d’un juvénile ou d’un adulte

Avant toute chose, posez vous la question de la période dans l’année. Hormis les pigeons, vous ne trouverez pas de très jeunes ou de juvéniles entre mi-septembre et début mars. La période de reproduction de la plupart des espèces s’étend de Mars à mi-Septembre.

  • Très jeune animal : De façon générale la peau est très visible , l’animal semble encore nu et pas tout à fait formé.
  • © faune alfort

    © faune alfort

    © faune alfort

    L’absence d’un plumage ou pelage couvrant explique pourquoi ils ne peuvent survivre en dehors de leur site de naissance (nid, tanière, cavité…) et en l’absence prolongée de leurs parents. Nus ils ne peuvent réguler leur température en dehors du site et sans l’aide des parents.


    • Oiseaux : Plumage pas encore sorti + Yeux pas encore formés, aspect « globuleux »
    • © Elisabeth Bonnet

    • Mammifère : Pelage très court ou absent + Yeux fermés
    • © LPO

    N.B : Certains oiseaux naissent directement avec un duvet recouvrant tout le corps qui leur permet alors de survivre hors du nid dès la naissance. On dit qu’ils sont nidifuges (rapaces, cannetons, goélands…), De même, dès la naissance certains mammifère comme les cervidés vont suivre leur parents. Le pelage recouvre déjà le corps.


  • Juvénile : Le plumage ou pelage recouvre le corps, les yeux sont bien formés. Ils ressemblent un peu à des adultes mais pas tout à fait (couleur du bec différente, couleur du plumage plus terne ou plus clair, bec plus large, queue plus courte; taille plus petite…) et leur comportement semble parfois « inadapté ».

  • Effectivement, on semble distinguer un pigeon mais avec un bec un peu grand et de couleur différente, un merle mais plus moucheté, une mésange mais plus petite... Pour les oiseaux notamment c’est cet indice visuel ainsi que le comportement qui permet d’être sur la piste du juvénile ! L’oiseau ressemble à un adulte mais il lui manque parfois des critères visuels de l’adulte (pas de col blanc pour le Pigeon ramier, pas de collier noir pour la Tourterelle turque, plumage grisâtre moucheté pour les Goélands…). De plus, il ne vole pas, sautille au sol en battant un peu des ailes, volette au ras du sol ou se cache derrière des abris naturels (haies…) ou artificiels (table, jardinière, pot…), ne vous fuit pas toujours… Concernant les mammifères, il ressemble en général à une version miniature de l’adulte (hérissons, renard…)

    Ils peuvent survivre en dehors de leur site de naissance (hors du nid au sol, ou hors de la tanière, cavité…) et ne sont pas encore indépendants de leurs parents qui continuent à les surveiller de loin et à les nourrir (moins fréquemment qu’avant cependant).

    © faune alfort

    © faune alfort

    © faune alfort


    Il est parfois difficile de distinguer un adulte d’un juvénile, voici quelques signes qui ne trompent pas :
    • Oiseaux juvénile :
      • Le bec plus large que celui de l’adulte avec la commissure du bec qui semble tomber vers le bas en arrière et de couleur plus claire (jaunâtre, blanchâtre pour les petits oiseaux)
      • Queue plus courte que celle des adultes
      • Comportement : Il sautille, ouvre les ailes et/ou volette à ras du sol + Il se cache sous des arbustes ou derrières des objets + Il ne semble pas effrayer à votre approche
    • Mammifères juvénile :
      • Taille et poids plus petit

Vous n’arrivez toujours pas à savoir ? Envoyez nous des photographies de l’animal par mail à l’adresse suivante : ile-de-france@lpo.fr

2 – Ne pas intervenir ou intervenir et comment ?

  • Très jeune animal : Un très jeune animal ne peut survivre hors de son site de naissance (nids, terrier, cavités…) et en l’absence des parents. Voici donc la conduite à tenir.
    • Oiseaux :
      • Replacer l’oisillon dans son nid et surveiller à bonne distance dans les heures qui suivent pour vous assurer que les parents reviennent au nid s’en occuper.
      • Le nid n’est pas accessible ou les parents ne reviennent pas depuis plus d’une heure : Déposer l’oisillon en centre de sauvegarde pour la faune sauvage
    • Mammifères :
      • Vérifier que les parents soient bien absents en observant quelques minutes à une bonne distance
      • Vérifier les alentours pour voir s’il n’y a pas de cadavre(s) d’adulte(s)
      • Les parents sont absents ou morts : Déposer ce très jeune mammifère en centre de sauvegarde pour la faune sauvage

  • Juvénile : A ce stade, l’animal peut survivre hors de son site de naissance (nids, terriers, cavités…). Les parents sont présents pour le surveiller mais le nourrissage est moins fréquent et ils peuvent s’absenter plus longtemps. En étant ainsi moins présents, les parents incitent les jeunes à prendre en autonomie. Cependant ils ne savent pas encore se nourrir seul ou pas totalement. Pour les oiseaux, s’ils sont au sol c’est qu’ils ne savent pas encore voler. Ils apprendront à voler en se musclant au sol et en s’entraînant.
    • Si l’animal vous semble vraiment trop exposé, vous pouvez le déplacer dans une limite de 30m aux alentours
    • Gardez bien vos distances et surveiller que les parents trouvent bien le jeune
    • Dans les heures qui suivent, les parents sont aux alentours et/ou le nourrissent : Ne pas intervenir
    • Les parents sont absents depuis plus d’une heure ou morts : Déposer l’animal en centre de sauvegarde pour la faune sauvage

N.B : Nous conseillons souvent d’observer la situation à bonne distance. Qu’est-ce qu’une bonne distance ? L’objectif est de permettre au jeune animal d’être pris en charge par ses parents qui lui fourniront de bien meilleures chances de survie que l’homme. Il faut donc tenir une grande distance depuis laquelle les parents ne vous verront pas ou ne se sentiront pas menacés. Et oui, si vous ne voyez pas les parents, c’est peut être qu’en revanche ces derniers vous ont bien vu et ont donc peur de s’approcher. Alors tenez bien vos distances et faites preuve de patience.


N.B 2 : Nous vous rassurons, avoir touché l’animal n’engendrera pas de rejet de la part des parents. L’instinct maternel est plus fort.


Attention, ces conseils ne sont pas valables pour un Martinet noir : cliquez ici si vous avez trouvé un Martinet noir au sol

3 – Si finalement l’animal doit être acheminé en centre de sauvegarde

Nous vous rappelons que cette acheminement ne doit être réalisé qu’uniquement si le nid d’un oisillon est inaccessible, les parents d’un très jeune animal sont absents/décédés ou les parents du juvénile sont absents depuis plus d’une heure/décédés.

Cliquez sur le lien pour voir la liste des centres existants et leurs coordonnées.

La LPO Île-de-France n’étant pas centre de sauvegarde, il est inutile d’y acheminer un animal.

Assurez votre sécurité :
Mammifère :
  • Mammifère de taille moyenne à grande (renard, sanglier, cervidés…) : Demandez de l’aide aux agents compétents (pompiers, Office Français de la Biodiversité, mairie…).
  • Petits mammifères : Utilisez systématiquement des gants épais (gants de jardinage, gants en cuire…) ou un tissus pour attraper un mammifère afin d’éviter tout risque de contamination et de blessures (le risque de zoonose est réelle entre mammifères - dont nous faisons partis - Les mammifères ont des dents et des griffes qui peuvent vous infliger des blessures douloureuses).
oiseau :
  • Petits oiseaux (moineaux, mésanges, martinets, hirondelles…) + Colombidés (pigeons, tourterelles…) : Vous n’avez rien à craindre. Si possible, munissez vous de gants ou d’un tissus pour attraper l’oiseau en lui plaquant les ailes sur le corps.
  • Corvidés (Pie bavarde, Corneille noire, Corbeaux, Geai des chênes…) + Goélands : Méfiez vous du bec qui peut être puissant. Aidez vous d’un linge, plaquez les ailes sur le corps et n’approchez pas le bec de votre visage.
  • Rapaces (Faucons, Buses, Chouettes…): Méfiez-vous essentiellement des serres (griffes aux pattes de l’oiseaux), munissez vous de gants épais (gants de jardinage, en cuire…).
  • Echassiers (Hérons, Cigognes…) : Leur bec est dangereux, prévu pour leur technique de pêche (harponnage) et possédant une puissante détente du cou, il est impératif de se saisir du bec en premier. Ensuite l’oiseau pourra être manipulé si possible par une deuxième personne ou à défaut sous l’autre bras la main maintenant pliées les pattes.
  • Oiseaux n’ayant pas de narine externe (Grand Cormoran) : L’ouverture des narines se trouvent à l’intérieur du bec, il ne font donc pas leur maintenir le bec fermé plus d’une minute.

4 – Transport de l'animal

Pour le transport de l’animal, placer le dans un carton ou une boîte de transport (sans barreaux pour éviter que l’animal s’y coince) adapté(e) à sa taille avec des trous pour les aérations (attention pour les animaux de petites tailles à ne pas avoir de trous trop gros dans lesquels ils pourraient se coincer ou s’échapper). Si possible, tapissez le fond du carton avec du papier journal pour que les déjections puissent y être absorbées.

Le fait de ne pas voir en dehors du carton permet de réduire le stress de l’animal et de limiter ainsi le risque d’aggravation de son état (création ou amplification de blessures mais aussi risque de crise cardiaque).

© LPO PACA

© LPO PACA

© LPO PACA

Pour un jeune animal, il convient en plus de lui assurer une source de chaleur en plaçant une bouillote dans le fond du carton (à défaut, deux bouteilles d’eau chaudes bien fermés et scotchées pour éviter qu’elles ne roulent). Séparer ensuite l’animal de la bouillote par un linge (serviette ou tissus polaire). Plus l’animal est jeune plus cette précaution est importante.

De même, un très jeune oiseau ne survivra pas longtemps sans manger. Il faudra donc l’acheminer au plus vite.

Nous pouvons éventuellement vous conseiller pour un nourrissage très temporaire (01-53-58-58-35).


N.B : La détention d’un animal sauvage est interdite en dehors des centres de sauvegarde (« Que dit la loi ») et en nourrissant vous-même l’animal vous risquez d’aggraver son état et de compliquer son relâché dans la nature (imprégnation). Trop nombreux sont les cas où une prise en charge plus rapide aurait éviter bien des ennuis de santé et des souffrances à l’animal.


MALHEUREUSEMENT IL N’Y A PAS D’EQUIVALENT DU SAMU POUR LA FAUNE SAUVAGE, C’EST DONC AU DECOUVREUR DE L’ANIMAL DE REALISER SONT TRANSPORT JUSQU’EN CENTRE DE SAUVEGARDE.

5 – Complément d’informations

LES GESTES A FAIRE

  • Bien vérifier que le jeune animal a besoin de votre aide
  • Se protéger (gants, éventuellement longues manches) avant de manipuler un animal
  • Préparer un carton adapté à la taille du jeune animal ainsi qu’une bouillotte et un linge (voir 4-Transport de l'animal)
  • Capturez l’animal avec prudence et le déposer dans le carton bien séparé de la bouillotte par un linge
  • Isolez l’animal dans une pièce au calme
  • Déposez au plus vite le jeune animal en centre de sauvegarde

LES GESTES A NE PAS FAIRE

  • Ne pas se précipiter ni paniquer face à un animal en détresse
  • Ne pas crier, courir, chahuter autour de l’animal – Risque de crise cardiaque
  • Ne pas caresser l’animal ni lui parler - Risque de crise cardiaque
  • Ne pas scotcher les ailes, le bec ou les pattes de l’animal
  • Ne pas mettre l’animal dans une cage avec des barreaux
  • Ne pas s’improviser soigneur et ne pas donner de médicament à l’animal
  • Ne pas donner à boire ni à manger à l’animal (« Prévenir les risques de détresse » )
  • Ne pas garder l’animal chez soi (« Que dit la loi »). Cela est interdit par la loi et pourrait lui infliger un stress important et des complications

6 - Réaliser un abri artificiel pour un oiseau juvénile

Il arrive que l’emplacement du juvénile soit inquiétant vis-à-vis des prédateurs et notamment des chats.

S’il s’agit de votre chat, nous vous invitons à consulter nos conseils pour limiter la prédation du chat : « Prévenir les risques de détresse - prédation des animaux domestiques»

S’il ne s’agit pas de votre animal, la LPO vous informe d’une astuce : Mettre le jeune oiseau dans un carton dont la taille et l’ouverture permet aux parents de continuer à aller et venir pour le nourrir. Vous pouvez ensuite installer le carton en hauteur, sur une branche par exemple.

Si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à nous les partager par mail en nous joignant quelques photographies : ile-de-france@lpo.fr